apres les peripeties de la jungle, nous avons retrouve notre retraite a otavalo, avec toujours elena pour nous preparer de bons plats (ici du mais tostado).
nous en avons profite pour refaire un tour
au marche colore d otavalo et faire nos derniers achats. l equateur est un pays ou il y a beaucoup d artisanat, surtout dans les communautes indigenes. comme ils disent ici : "les equatoriens
sont des gens habiles pour l artisanat mais n ont pas les moyens de le developper". un truc qui n a rien a voir mais nous commencons a voir un probleme critique d espace et de poids avec notre
sac, l equateur, c est trop joli et trop bon marche!!!!

nous sommes revenu pour les fetes de l inty raimi
ou fete du soleil qui commence tous les ans le 22 juin, date du solstice d ete, par une baignade a minuit pile dans la cascade de peguche. il parait que c est pour se donner des forces pour
la suite des festivites, mais l eau de la cascade aurait des vertues "magiques" si l on s y baigne a cette date.

mais etant frileux et vu qu il y avait un ptit crachin on ne s y est pas risque!!!!
apres en gros c est la fete pendant 2 semaines, les gens dansent jour et nuit par groupe et vont de maison en maison, c est assez comique et en plus la danse est pas trop compliquee, on danse en
rond, dans un sens, puis dans l autre, puis dans l autre, puis dans l autre, jusqu a epuisement du groupe de musicien.

nous avons egalement pu suivre alberto, le frere de humberto (on a vite constate que connaitre humberto ouvrait plein de portes, c est un peu LE personnage de la communaute!) qui faisait un film
sur l inty raimi pour la tele equatorienne avec une partie des neveux comme assistants!

nous sommes alle dans une autre communaute pour le bain rituel (mais de jour cette fois) dans un lac. nous avons pu observer toutes sortes de rituels, l offrande a la pachama, les danse avec les
coqs, les danses avec costumes traditionnels et deguisement et le bain rituel celebre par le shaman local pour certains.

c est la fete du soleil mais c est pas la fete des
coqs...

de belles images et un joyeux bordel malheureusement un peu ecourte par la pluie persistante!
Notre ami Humberto nous a egalement convie a la construction de son "chateau", une structure en bois ou tous le monde accroche des cadeaux (fruits ou alcool) et qui est suspendu au plafond
quelques jours. cela donne lieu a une ceremonie de remerciement a la pachamama (la terre mere nourriciere). quelques jours plus tard, une autre ceremonie de descente du chateau a lieu et les
cadeaux sont distribues aux convives. l annee suivante chaque invite ramene le double de ce qu il a recu mais au bout de 5 ans on recommence a zero et c est une autre personne qui organise la
ceremonie.
nous avons donc apporte notre contribution a l edifice

et apres c est humberto qui s y colle pour tout accrocher

cette annee la ceremonie etait un peu speciale, parce que pour l inty raimi, humberto (toujours lui) avait organise une reunion de shamans boliviens, peruviens, equatoriens et mexicains qui
venaient specialement pour le bain rituel a la cascade de peguche (une des participante a meme ramene une bouteille d eau avec elle) et aussi pour avoir des discussions que nous qualifierons de
shamaniques entre eux.
n etant pas nous meme specialiste du shamanisme, on va se garder d en donner une definition mais ce qui ressort de ce que nous avons vu et entendu, il y a pour eux un grand respect de la nature,
des esprits, des ancetres (ce sont les references qui reviennent le plus souvent) qui doivent etre pris en compte dans notre comportement.
ce qui ressort aussi enfin, c est que toutes ces ceremonies ne sont pas de l adoration ou du fetichisme ou meme une reconnaissance de superiorite d un etre divin comme dans nos religions
mais beaucoup plus comme un remerciement a la "mere" terre et au "pere" soleil de permettre la vie en general.
les shamans presents ont donc celebre une ceremonie de remerciement pour tous les fruits et alcool du chateau, nous avons eu la chance de voir des haut maitres a l oeuvre car dans leur discours,
s insere aussi les problematiques actuelles du rechaufement climatique, de la destruction de la nature pour des raisons economiques, la revendication de la culture indigene dans un monde ou l
uniformisation est de rigueur, un moment spirituel tres interessant.

apres les ceremonies, la fete ou on danse en rond et florentine qui fait la maline parce qu elle danse a cote d un puissant shaman (alors aymeric, jaloux?)

toujours grace a humberto (toujours et encore...) nous avons pu accompagner deux institutrices impliquees dans le projet RUPAI (le projet dont florentine a parle) qui aller voir les quelques
eleves ayant manque la reunion ainsi que leur projet. nous sommes donc alles dans la campagne equatorienne a la rencontre de quelques familles.

c etait tres interessant de voir, l envers du projet, la vie des campagnes. le moins que l on puisse dire, c est que la vie n est pas facile, a cause de l isolement car les routes sont
mauvaises et il y a peu de transports et souvent aussi les meres sont souvent seules avec plusieurs enfants. ce qu on a remarque ici, c est que les femmes s occupent de la maison, des
enfants, des cultures et le pere est souvent absent, soit il travaille a quito ou a l etranger, soit il est parti...
enfin, les rencontres avec les familles etaient tres chaleureuses et toutes etaient tres heureuses et fieres d avoir la visite de francais et de pouvoir montrer leur projet : 1 vache ou 1 cochon
ou de l artisanat (le plus souvent de la couture).
ca nous a donne envie de participer au projet en rentrant. nous avons pu voir que l argent verse allait directement aux enfants, les frais de fonctionnement sont
quasi nuls et humberto par ses connaissances du milieu indigene et des projets de developement est un gage de confiance pour le projet. son but est qu au final, petit a petit, les gens
puissent se debrouiller sans aide exterieure. si y en a que ca interesse, nous pourrons en reparler au retour!
apres coup une des maitresses nous a invite aussi a la fete de fin d annee d une ecole et la remise des diplomes pour les eleves passant au college. c estait tres rigolo a voir avec remise des
diplomes pour tous le monde (les profs et les mamans aussi pour leur contribution et leur soutient a l education des enfants), le spectacle karaoke d un des profs, l adieu aux larmes d une
des maitresses et le spectacle des petits, divertissant !!!
on a vu aussi que ici, l ecole est prise tres au serieux, la remise d un diplome est tres solennelle, les profs jouissent d une sorte de respect des eleves et des parents, ici aller a l ecole est
une chance et non un droit comme chez nous et on sent bcp plus de respect envers l institution. en effet par manque de ressources, beaucoup`d enfant n ont pas la chance d aller a l ecole dans les
zones rurales...

et pendant ce temps la a otavalo, ca danse jour et nuit....
et ils tournent tournent en rond...
serieux a force c est qd meme assez fatiguant, faut du souffle pour tenir pendant 2 semaines....
comme toujours, les bonnes choses ont une fin et nous repartons difficilement de chez elena qui nous aura accueilli si chaleureusement.
nous laissons tout de meme une trace a peguche, les recettes de la mousse au chocolat, de la pizza et de la tarte banane-mure, toutes 3 testees et validees par notre famille d accueil.
depart pour une semaine de plage, nous repartons d otavalo avec des recettes de cuisine et des rencontres extraordinaires de gens souriants qui revendiquent fortement leur origine et leur
culture et sont heureux de la faire partager.
c est un peu ce que nous ressentons en equateur, l envie de s integrer au monde mais sans pour autant sacrifier les coutumes, la culture indigene et leur espace de vie, parametres
qui ne sont pas pris en compte dans les imperatifs economiques du monde actuel...
Pierre







ca pourait presque etre paradisiaque si il n y avait pas cette humidite etouffante
et cette pluie dilivienne qui s abat chaque fin d aprem ...

apres
quelques inquietudes cependant.


une pierre qui servait aux indiens il y a plusieurs siecles a moudre le
mais et autres plantes. elario nous dit que c est pas impossible que qq missionnaires soient passes a la casserole aussi ...

la recompense !
le retour avec elario, toujours aussi nickel !



nous nous installons chez une dame du
village et nous nous rendons vite compte des caracteristiques de la region, ca caille grave, mais on est qd meme a plus de 4000m d altitude!!!!! en gros, il fait super froid de 17h30 a 8h du
mat, avec de 1 a 2 degre dans la piaule, glaglagla... on ne parle meme pas de l eventualite de prendre une douche mais bon pour ca il y a certaine que ca derange pas trop ;oD
oui parce que heureusement pour les gens d
ici, la region est volcanique et il y a de sympathiques sources chaudes ou on peu se prelasser pendant une heure ou deux dans un cadre superbe. ca permet aussi a tout le monde de pouvoir se laver
un peu parce qu ici l eau chaude ils connaissent pas, les canalisations gelent la nuit et il y a pas d eau avant 10h du mat. d ailleurs pour les enfants de notre logeuse c est tous les lundi apres
l ecole! enfin prendre un bain dans un decor pareil on en redemande...
la il ya le sourire mais au moment de sortir
avec le vent glace c est autre chose....
nous avons passe la journee au marche, qui
est en fait un immense bazar ou on trouve de tout, de la nourriture, des fringues, des animaux, des accessoires de velo,de la vaisselle, des meubles, des peaux de lama et j en passe.
decouverte aussi d une boisson locale fort bonne, des oeufs montes en neige avec du sucre melange avec de la biere ou du coca, fallait y penser.
heureux coup de chance, nous croisons qqn qui nous conseille d aller voir les peintures
de l eglise. nous y allons pour voir sans trop y croire et nous tombons sur des fresques d enfer (desole steve mais c etait mieux qu a parinacota ;op ) !


et des pumas, mais nous n aurons vu que
ses traces parce qu il est tres timide!



cette fois ci c est avec le perou, nous avons decide de voir le lac titicaca
de ce cote la, parait il moins touristique que cote bolivien.








le spectacle des enfants ...
... sous l oeil attentif de pierre et des mamans.
il me semble qu on pourrait trouver ici une "world unique best highest deepest
street of the world" nan ? ;o)
Nous en profitons pour aller voir le musee des arts et textiles indigene car nous
projetons d aller marcher dans la region ou vivent les tisserands et nous avons la chance d avoir une petite demonstation dans le cadre de la nuit des musees (tous les musees gratuits pour la nuit,
un peu comme a paris, c est la queue monstre de partout), pas evident a comprendre le tissage...
Et c est parti pour 4 jours de rando dans les villages de la cordillera de los
frailes. depart en camiones, entasses avec 50 locaux + les sacs et les provisons de tout le monde...
+ une vache chargee en cours de route (si si si ca passe faut juste se serrer un peu plus)...

Cela nous permet de voir que les villages par ici sont bien isoles, les gens vivent
de leurs champs, l approvisionnement exterieur est rare, la vie est rude. Nous discutons politique avec un bolivien travaillant pour une ONG qui a des idees radicales sur le futur de la
bolivie(voir article prochain).

la nuit est mouvementee entre le bebe qui rale et la grand mere qui allume la lumiere
pour aller faire pipi au milieu de la nuit. pour moi ca va car je suis bien tranquillou dans la piece a cote sur mon tapis de sol mais florentine dort sur le lit qui se trouve entre le lit de la
mere et le bebe d un cote et celui de la grand mere et de sa petite fille de l autre, typique et sympathique comme on dit!




Nous arrivons a l heure creuse comme d habitude, le village est desert, ambiance a la clint eatswood, avec un vieux sourd qui crie en quechua, les enfants qui s
enfuient a notre arrivee...
Nous arrivons a glaner quelques infos, l unique camion de la journee est deja parti,
le proprietaire de la pension est a sucre, sa fille est introuvable, grand moment de solitude...


avt d etre executes par l armee (enfin selon la version officielle...).

















, nous a donne
un avant gout des paysages du nord de l argentine et nous a ammene a Mendoza ou nous nous nous laissons aller une derniere fois aux exces culinaires et alcooliques dans les bodegas
regionales.











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