nous passons la 2e fois la frontiere avec la bolivie, et c est toujours aussi grouillant de monde et de petits trafiquants ...
cette fois ci c est avec le perou, nous avons decide de voir le lac titicaca
de ce cote la, parait il moins touristique que cote bolivien.

nous voila donc a puno, ou nous retrouvons presque avec nostalgie les rickshaw d inde ! enfin comme il y a bcp moins de circulation, ca fait bcp moins peur ....
c est parti pour l excursion, avec un arret obligatoire sur les iles flottantes d ouroz, avec des explications interessantes sur leur mode de construction. mais leur mode de vie affiche n est
plus que pour les touristes ...

arrives a l ile de taquile, nous nous defaisons rapidement du groupe pour nous trouver un endroit ou dormir, nous avons effectivement decide d y passer une nuit pour voir comment c est sans les
touristes. nous dormirons donc dans la famille qui tient la minuscule epicerie sur la place.

nous avons donc le temps de nous promener sur cette magnique ile, tout en terrasse ... ici les femmes tissent, et tous les hommes, de 7 a 77 ans, se promenent avec un tricot a la main... pour
faire essentiellement des bonnets. marrant !
le dimanche matin, nous croisons une bande de fetards qui ne tiennent pratiquement plus debout. "l intellectuel du village" dixit ses amis (le seul instituteur de taquile qui est vraiment
originaire de l ile) nous explique tant bien que mal que ca fait 4 jours qu ils font la fete, fete de la pentecote oblige ... il nous entraine dans une des maisons ou nous faisons qu une rapide
apparition : tout le monde est bourre (il est 10h du mat), sauf les femmes et les rares hommes qui portent un chapeau : ils represent les autorites de l ile ... le dimanche normalement il y a
messe puis reunion avec tout le monde pour discuter des points importants de l ile.

grand moment de solitude pour les autorites, la place est vide de chez vide ....

les gens n ont pas fini de faire la fete ! 
la biere est encore acheminee a travers les ruelles du village en grande pompe, au son des tambours et trompettes ...
nous reprenons finalement le bateau en milieu de journee, et terminons sur une bien mauvaise impression : l affluence des touristes, charges a bloc de bonne conscience et de bonnes intentions :
distribution gratuite aux enfants de crayons, et de sols (monnaie peruvienne) en echange de photos ... et pourtant les guides ont bien prevenu qu il ne fallait pas donner un sol a ces enfants,
qui preferent ensuite trainer sur la place plutot que d aller a l ecole. on retrouve ici les problemes du tourisme de masse et que nous avons deja denonce : se faire plaisir tout en ayant bonne
conscience, ss se poser de questions sur l impact que l on peut avoir sur la population locale.
pour nous remettre de nos emotions nous passons une nuit a copacabana, dans un super hotel (c est bientot mon anniv, qui sait ou on sera dans qq jours ??), de l autre cote du lac titicaca,
coucher de soleil romantique a l appui ...


ici aussi ils celebrent la fete des meres (bonne fete maman !), a leur facon : le matin spectacle des enfants, et l apres midi tournoi de foot feminin ! les qualifs la veille, la finale le jour J
...

le spectacle des enfants ...
... sous l oeil attentif de pierre et des mamans.
ce qui est bien en bolivie, c est que c est tous les jours la fete !
la pentecote (4 jours), la fete des meres (2 jours), et ici a la paz : la fete du sport ! le principe est simple : bloquer une rue sur deux et y organiser divers manifestations sportives (foot,
defiles, ...) pour les ecoliers. les militaires ne sont pas en restent avec des matchs de boxe. comme si c etait pas deja suffisamment le bordel dans les rues !
florentine.
PS Jan et Teresa : l arrivee a la paz est toujours aussi impressionnante ...
il me semble qu on pourrait trouver ici une "world unique best highest deepest
street of the world" nan ? ;o)
PS Pierric et Marion : si vous voulez aller sur l ile de taquile, il faut absolument y passer la nuit sinon ca vaut vraiment pas le coup ... si vous dormez chez l epiciere, le challenge : manger
avec la famille. nous on a demande a manger avec eux, resultat ils nous ont fait manger dans une piece a part, avec le dernier de la famille (une 12zaine d annee), on avait l impression qu il
avait ete puni ! le lendemain au petit dej on l a libere on a eu pitie ... en fait ils mangent tous ds la cuisine, mais c est pas facile d y avoir acces !

Nous en profitons pour aller voir le musee des arts et textiles indigene car nous
projetons d aller marcher dans la region ou vivent les tisserands et nous avons la chance d avoir une petite demonstation dans le cadre de la nuit des musees (tous les musees gratuits pour la nuit,
un peu comme a paris, c est la queue monstre de partout), pas evident a comprendre le tissage...
Et c est parti pour 4 jours de rando dans les villages de la cordillera de los
frailes. depart en camiones, entasses avec 50 locaux + les sacs et les provisons de tout le monde...
+ une vache chargee en cours de route (si si si ca passe faut juste se serrer un peu plus)...

Cela nous permet de voir que les villages par ici sont bien isoles, les gens vivent
de leurs champs, l approvisionnement exterieur est rare, la vie est rude. Nous discutons politique avec un bolivien travaillant pour une ONG qui a des idees radicales sur le futur de la
bolivie(voir article prochain).

la nuit est mouvementee entre le bebe qui rale et la grand mere qui allume la lumiere
pour aller faire pipi au milieu de la nuit. pour moi ca va car je suis bien tranquillou dans la piece a cote sur mon tapis de sol mais florentine dort sur le lit qui se trouve entre le lit de la
mere et le bebe d un cote et celui de la grand mere et de sa petite fille de l autre, typique et sympathique comme on dit!




Nous arrivons a l heure creuse comme d habitude, le village est desert, ambiance a la clint eatswood, avec un vieux sourd qui crie en quechua, les enfants qui s
enfuient a notre arrivee...
Nous arrivons a glaner quelques infos, l unique camion de la journee est deja parti,
le proprietaire de la pension est a sucre, sa fille est introuvable, grand moment de solitude...


avt d etre executes par l armee (enfin selon la version officielle...).

















, nous a donne
un avant gout des paysages du nord de l argentine et nous a ammene a Mendoza ou nous nous nous laissons aller une derniere fois aux exces culinaires et alcooliques dans les bodegas
regionales.











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